Où nous sommes

À pied de partout,
sans voiture, sans stress.

I

Zone Ortigia

Le cœur baroque sur la mer.

L'île est le noyau originel de Siracusa. C'est ici qu'en 734 av. J.-C. débarquèrent les Corinthiens, fondant la colonie que Cicéron appellerait « la plus grande et la plus belle de toutes les cités grecques ». Reliée à la terre ferme par deux ponts, elle conserve 27 siècles d'histoire stratifiée : des temples doriques absorbés dans des églises baroques, des fontaines millénaires, des palais qui changent de visage à chaque lumière du jour.

une multitude de lieux750 m du B&Bune journée entière
01

Les quartiers d'Ortigia

Ortigia, à peine un kilomètre carré, se divise en quatre quartiers historiques aux noms anciens. Chacun a sa pierre, sa lumière, son caractère, et les traverser est une façon de comprendre comment la ville s'est construite.

  • Graziella, au nord, sur le Porto Grande. Quartier populaire avec le linge typique tendu entre les balcons ; vous y saisirez les odeurs de cuisine s'échappant des fenêtres ouvertes. C'est ici que vit le marché, ici que l'on entend le dialecte siracusain le plus prononcé.
  • Spirduta, le quartier médiéval par excellence, où se dresse le Palazzo Montalto. Ruelles en coude, échappées sur les cours intérieures, silence même en haute saison.
  • Giudecca, le quartier juif avec son Miqveh. Étroit, replié, contemplatif.
  • Bottari / Turba, au sud, vers la source Aréthuse et le château Maniace. Promenades en bord de mer, palais nobiliaires des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, la plus belle lumière au coucher du soleil.

Sans hâte : Ortigia se parcourt à toute heure, mais c'est tôt le matin et au coucher du soleil qu'elle est la plus belle, quand la pierre calcaire change de couleur.

GratuitÀ piedmagique
Ruelles et quartiers historiques d'Ortigia
02

Cathédrale (Duomo) et Piazza del Duomo

L'une des superpositions architecturales les plus extraordinaires de la Méditerranée. Au Vᵉ siècle av. J.-C., les Siracusains érigèrent un temple dorique dédié à Athéna : ses colonnes sont encore visibles sur la façade et le long de la nef. Au VIIᵉ siècle apr. J.-C., le temple fut transformé en basilique chrétienne ; après le séisme de 1693, la façade fut reconstruite dans des formes baroques par Andrea Palma (1728-54).

La place qui s'étend devant, l'une des plus belles scènes baroques d'Europe, accueille le Palazzo Beneventano del Bosco, le Palazzo Vermexio (l'actuel hôtel de ville) et l'Archevêché. Idéale tôt le matin pour la lumière rasante, ou en pleine nuit pour le silence.

Vᵉ av. / XVIIIᵉ apr. J.-C.
Cathédrale (Duomo) de Siracusa et Piazza del Duomo
03

Source Aréthuse

Source d'eau douce donnant sur le Porto Grande, déjà citée par Pindare et Virgile. Le mythe : la nymphe Aréthuse fuit le dieu fleuve Alphée et Artémis la transforme en source ; elle resurgit ici, à Ortigia, après être passée sous la mer.

Les papyrus qui poussent dans le bassin, plantés au XIXᵉ siècle lors de l'embellissement voulu par le baron Borgia, prospèrent grâce à l'eau douce et au climat. Au coucher du soleil, la moitié de la ville s'assied autour de la source.

papyrusgratuit
Source Aréthuse, Ortigia
04

Temple d'Apollon

Le plus ancien temple dorique périptère de la Grande-Grèce (VIᵉ siècle av. J.-C.). Une inscription sur l'architrave mentionne l'architecte Kléomène, l'une des premières signatures d'un architecte grec parvenues jusqu'à nous.

Son histoire raconte la Méditerranée : transformé en église byzantine, puis en mosquée arabe, puis en église normande, puis en caserne espagnole. Aujourd'hui, il se découvre à ciel ouvert, à la lisière nord d'Ortigia.

GratuitExtérieurVIᵉ av. J.-C.le premier temple
Temple d'Apollon, Ortigia
05

Château Maniace

Voulu par Frédéric II entre 1232 et 1239 sur la pointe sud d'Ortigia, il tient son nom de Georges Maniakès, le général byzantin qui reconquit Siracusa sur les Arabes en 1038. Exemple d'une pureté absolue de l'architecture frédéricienne : portail de marbre en style gothique, salle hypostyle aux vingt-cinq voûtes d'arêtes reposant sur seize colonnes de pierre calcaire.

Depuis le sommet, on ne voit que l'horizon de la mer. Pendant des siècles, prison des souverains du moment ; aujourd'hui, on y entre.

XIIIᵉ siècle
Château Maniace, Ortigia
06

Santa Lucia alla Badia

Petite église de la fin du baroque donnant sur la Piazza del Duomo, à la façade du XVIIIᵉ siècle et à l'intérieur recueilli. Dédiée à sainte Lucie, martyre siracusaine de 304 apr. J.-C. et patronne de la ville, elle a abrité entre 2009 et 2020 l'Enterrement de sainte Lucie du Caravage (1608), conservé ici durant la restauration de l'église d'origine.

À savoir absolument Le Caravage n'est plus ici. Depuis décembre 2020, la toile est revenue dans son lieu d'origine : l'église de Santa Lucia al Sepolcro, dans le quartier de la Borgata Santa Lucia (hors d'Ortigia, à 2 km du B&B). C'est là qu'elle fut commandée, là le lieu du martyre. Si vous venez à Siracusa pour le Caravage, c'est là que vous devez vous rendre.

Elle reste malgré tout une étape de la promenade sur la Piazza del Duomo : la façade de Luciano Caracciolo (1703), l'intérieur aux stucs et au sol dans la typique terre cuite sicilienne, et le 13 décembre la fête de la sainte, parmi les plus ferventes de l'île.

GratuitFaçade 1703Le Caravage aujourd'hui à Santa Lucia al Sepolcro
Santa Lucia alla Badia, Ortigia
07

Marché d'Ortigia

Le long de la Via Emanuele De Benedictis, à deux pas du temple d'Apollon, s'étale chaque matin l'un des marchés les plus vivants de Sicile, à l'égal du Ballarò de Palerme et de la Pescheria de Catane. La poissonnerie au centre, les étals de fruits et légumes, les boucheries, les charcuteries, les fromages, les épices, les pains, les olives, les tomates séchées. Des voix qui se chevauchent, les « vanniati » des vendeurs, l'odeur des citrons.

Depuis quelques années, le marché est aussi un lieu où l'on déjeune : pane cunzato, sandwichs à l'espadon, beignets de nonnat, assiettes de poissons crus préparées sur le moment à des comptoirs improvisés. Y aller tôt le matin, l'estomac prêt.

Lun–Sam, 7h–14hVia De Benedictis
Marché historique d'Ortigia, Via De Benedictis
08

Galerie Palazzo Bellomo

Galerie régionale installée dans un palais d'origine souabe (XIIIᵉ siècle) agrandi en style catalan au XVᵉ siècle. La collection couvre la période qui va du haut Moyen Âge au baroque : sculptures de Francesco Laurana, peintures à plusieurs panneaux, orfèvreries, carrosses de cérémonie, crèches siciliennes.

À ne pas manquer L'Annonciation d'Antonello da Messina (1474) : l'une des œuvres fondatrices de la Renaissance sicilienne, étudiée dans chaque manuel d'histoire de l'art. Elle vaut à elle seule le prix du billet.

Via Capodieci, à mi-chemin entre la cathédrale et la source Aréthuse. Parcours compact, peu fréquenté, cartels également en anglais.

BilletAntonello 1474Fermé le lundi
Galerie régionale Palazzo Bellomo, Ortigia
09

Palazzo Montalto

L'un des plus anciens palais de Siracusa. L'inscription sur le portail, en latin, porte la date : 1397. Il fut édifié par Macciotta Mergulense, figure de la noblesse aragonaise, dans le style gothique chiaramontano qui, du XIVᵉ au XVᵉ siècle, laissa des traces de Palerme à Agrigente.

Il se nomme aujourd'hui Mergulense-Montalto car, en 1365, la reine Constance d'Aragon concéda l'aire à Filippo Montalto, baron de Prato. La façade conserve une baie géminée et une baie à trois ouvertures aux motifs géométriques, floraux et en zigzag, témoignage rare du Moyen Âge dans une ville dominée par le baroque d'après-séisme. Il se trouve dans le quartier Spirduta.

Extérieur gratuit1397Gothique chiaramontano
Palazzo Mergulense-Montalto, Ortigia
10

Quartier juif
de la Giudecca

Entre la Via della Giudecca, la Via Alagona et la Via dell'Ermenegilda s'ouvre l'un des quartiers juifs les plus importants de la Sicile médiévale. La communauté juive de Siracusa s'établit à la fin du VIIᵉ siècle apr. J.-C. ; elle fut expulsée en 1492 par le décret de l'Alhambra des Rois Catholiques. Se promener aujourd'hui dans les ruelles étroites, entre maisons basses et cours dérobées, c'est suivre les traces de cette histoire.

Miqveh — Bain rituel juif Au 52 de la Via Alagona, sous l'actuelle Residenza Alla Giudecca, se trouve le Miqveh le plus ancien d'Europe : fin du VIIᵉ siècle apr. J.-C., découvert en 1989 lors de la restauration de la Casa Bianca. On descend 18 mètres sous le niveau de la rue, jusqu'à trois bassins alimentés par la nappe d'Ortigia, la même que celle de la source Aréthuse. Visites guidées sur réservation uniquement.

Le quartier abrite aussi l'église de San Giovannello (XIVᵉ siècle), petite église gothique au portail en ogive et à l'intérieur dépouillé, Via della Giudecca. C'est l'ancienne synagogue, transformée en église après 1492.

Quartier gratuitMiqveh sur réservationVIIᵉ siècle apr. J.-C.
Quartier juif de la Giudecca, Ortigia
II

Parc archéologique
de la Neapolis

Là où le théâtre commença.

Au Vᵉ siècle av. J.-C., Siracusa était la deuxième cité grecque de la Méditerranée après Athènes. Eschyle lui-même y mit en scène Les Perses. La Neapolis, « ville nouvelle » en grec, était le quartier sacré et celui des spectacles : théâtres, autels gigantesques, carrières de pierre. Tout concentré dans un mouchoir de terre, avec un billet unique.

4 lieux950 m du B&Bune demi-journée
11

Théâtre grec

Vᵉ siècle av. J.-C., bâti sur le versant de la colline Téménite. Diamètre de 138,6 mètres, cavea pour quinze mille spectateurs : l'un des plus grands théâtres du monde antique. C'est ici qu'Eschyle mit en scène Les Perses en 472 av. J.-C. et Les Etnéennes, qu'il écrivit précisément pour ce théâtre. Réaménagé par Hiéron II au IIIᵉ siècle av. J.-C. et toujours en usage.

Au XVIᵉ siècle, les Espagnols en démantelèrent une partie des gradins pour construire les remparts d'Ortigia. Depuis 1914, l'INDA y met en scène chaque été les tragédies classiques : de mai à juillet, un spectacle à ne pas manquer.

Billet du parcVᵉ av. J.-C.INDA mai–juil.
Théâtre grec de Siracusa
12

Oreille de Denys et Latomies

Grotte artificielle de 23 mètres de haut et 65 de profondeur, creusée dans la roche calcaire pour en extraire les blocs avec lesquels Siracusa fut construite. Sa forme en pavillon de l'oreille amplifie l'écho jusqu'à seize fois. C'est le Caravage, en visite en 1608, qui lui donna son nom actuel, « l'Oreille de Denys » : selon la légende, le tyran Denys exploitait son acoustique exceptionnelle pour épier en secret les prisonniers enfermés dans les carrières.

Les Latomies, les carrières de pierre, servaient aussi de prison à ciel ouvert. Elles forment aujourd'hui un jardin de citronniers, de magnolias et de papyrus : l'un des lieux les plus frais de la ville en plein été.

inclus
Oreille de Denys, Latomies du Paradis
13

Autel de Hiéron II

Le plus grand autel de l'Antiquité : 198 mètres de longueur sur 23 de largeur, voulu par Hiéron II au IIIᵉ siècle av. J.-C. Lors des Éleuthéries, la fête en l'honneur de Zeus Libérateur, on y sacrifiait simultanément quatre cent cinquante taureaux.

Il ne reste aujourd'hui que le soubassement creusé dans la roche. Mais la mesure dit tout : en faire le tour donne l'idée de la Siracusa de Hiéron.

inclus
Autel de Hiéron II, parc archéologique de la Neapolis
14

Amphithéâtre romain

Fin du Iᵉʳ siècle av. J.-C., 140 sur 119 mètres, elliptique, en grande partie creusé dans la roche. Destiné aux munera (combats de gladiateurs) et aux venationes (chasses rituelles). On en voit encore les souterrains, les couloirs pour les fauves, les trappes d'accès.

Moins fréquenté que le théâtre grec. Il vaut vingt minutes : le passage du théâtre au cirque raconte le passage de la Siracusa grecque à la Siracusa romaine.

inclus
Amphithéâtre romain de Siracusa
III

Musée & Catacombes

Hors du parc, mais à peine plus loin.

Le musée et les catacombes ne se trouvent pas dans le parc archéologique, mais un peu plus au nord, à l'intérieur de la Villa Landolina. On peut les visiter le même jour que le parc, de préférence séparément, car ils demandent de la concentration. Billets indépendants.

2 lieuxjuste au-delà du parc
15

Musée archéologique Paolo Orsi

L'un des musées archéologiques les plus importants d'Europe, du nom de l'archéologue trentin qui, le premier, fouilla systématiquement la Sicile. Il abrite 18 000 objets, du néolithique au byzantin : vases protocorinthiens, monnaies grecques, la Vénus Anadyomène, le sarcophage d'Adelphia.

Le bâtiment actuel (1988) est un édifice hexagonal au cœur du parc de la Villa Landolina. Parcours chronologique clair, cartels également en anglais soigneusement rédigés.

Billet combiné avec le parc archéologique possibleFermé le lundi et le dimanche après-midi
Musée archéologique Paolo Orsi, Siracusa
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Catacombes de San Giovanni

Le deuxième plus vaste ensemble paléochrétien d'Italie après celui de Rome. Galeries creusées entre le IVᵉ et le Vᵉ siècle apr. J.-C. dans la roche calcaire, avec des tombes à niche, des arcosolia et des cubicules familiaux. C'est ici qu'est enseveli Marcien, premier évêque de Siracusa.

Au-dessus, l'église normande ; en dessous, la crypte de San Marziano aux fresques byzantines. Visite guidée incluse, quarante-cinq minutes : l'acoustique et le silence rendent l'instant sacré.

IVᵉ–Vᵉ apr. J.-C.billet avec visite guidée
Catacombes de San Giovanni, Siracusa
04 — Hors de Siracusa

La Sicile
du sud-est.

Siracusa est la base idéale pour découvrir le Val di Noto baroque, les plages de Vendicari, le village de Marzamemi, Catane, l'Etna et Taormine. Des destinations toutes accessibles en une journée, chacune avec un fil d'histoire que nous avons raconté à part.

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